Restez informés de l'actualité du monde de la musique avec

LOGO LETTRE DU MUSICIEN

partenaire de FUSE 

Compétence ou bien responsabilité ?
Vous avez aimé les baisses de subventions, vous allez adorer la suppression pure et simple d'une école de musique municipale ! C'est si simple puisqu'il s'agit d'un service public « facultatif ».

 Et oui, le service public de l’enseignement artistique en France est facultatif, d’ailleurs c’est même le cas de toute la culture …et le sort fait à lécole de musique de Baillargues en est le parfait exemple, sans doute suivie de près par celle de Pérols.

Comme l'a fait justement remarquer Philippe Laurent président de la FNCC*, la culture pour les politiques publiques ne devrait pas relever d’une question de compétence partagée ou non mais bien d’une question de responsabilité. Responsabilité des décideurs publics et également de la notre, en tant que fédération, et aussi comme individu -usager et citoyen .

Car lorsqu’une école de musique ferme, ce n’est pas seulement le problème des professionnels qui travaillaient dans la structure, cela concerne toute la communauté. Une  école ou un conservatoire ce ne sont pas que des élèves et des professeurs : ce sont des familles qui se trouvent embarquées dans un monde que parfois elles ignoraient, des actions en milieu scolaire, des auditions et de multiples participations dans la vie du territoire. Supprimer une école ce n’est donc non pas une  simple économie sur le budget de la collectivité mais la promesse d’un appauvrissement généralisé de tout le territoire.

Nous sommes tous conscients que les collectivités publiques ont à faire face à des fortes contraintes budgétaires. Les profondes modifications à venir de l'organisation des collectivités territoriales et plus particulièrement la disparition des départements, risquent fort de ressembler à un tsunami pour les financements des structures culturelles et tout particulièrement  celui des conservatoires et écoles de musique.

 Il ne s’agit pas de demander toujours plus ni de s'enferrer dans le refus des nécessaires évolutions mais bien de rappeler que l'art, la culture, l'enseignement artistique... sont des piliers de l'intérêt général et de redire à nos élus leur responsabilité  d’œuvrer pour le bien commun bien au delà des questions de compétence.

Fanny Reyre Ménard

*depuis le 16 juillet c'est maintenant Florian Salazar- Martin qui est le président de la FNCC



Mis à jour le 16/07/2014