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Pour que le coût de l'instrument ne soit plus un frein
Lors du 2ème comité interministériel de l'égalite et de la citoyenneté, Manuel Valls a annonce l'expérimentation d'un dispositif d'aide à l'acquisition ou la location d'un instrument, pour les familles les plus modestes.

Manuel Valls a réuni, lundi 26 octobre 2015, le deuxième Comité interministériel à l’égalité et à la citoyenneté (CIEC), aux Mureaux. L'occasion de faire le point sur les mesures adoptées lors de la 1ère édition et d'en présenter de nouvelles. Parmi celles-ci, plusieurs concernent l'enseignement artistique spécialisé.

Mettre le réseau des conservatoires au coeur de la politique d'éducation et de formation artistiques

C'est l'une des mesures annoncées afin de lutter contre les ségrégations, notamment par le biais de la culture, dans un volet consacré aux conservatoires.

Afin de vous éviter la lecture in extenso du dossier de presse (à lire ici), voici le texte que vous pouvez trouver en pages 48 et 49 :

"Les conservatoires offrent depuis plusieurs décennies une formation et une éducation artistiques de qualité, pour les amateurs, les artistes et les interprètes de demain. Ce sont 300 000 élèves qui sont tous les ans inscrits en musique, théâtre et danse dans les 450 conservatoires classés par l’État.

La volonté du ministère de la Culture et de la Communication est de remettre les conservatoires au coeur de la politique de démocratisation culturelle et d’éducation artistique et culturelle à laquelle l’enseignement artistique spécialisé participe pleinement.

À partir de 2016, le ministère va redéfinir ses modalités d’intervention auprès des conservatoires et mobiliser des financements nouveaux (13,5 millions d’euros soit +8 millions d’euros au PLF 2016), outre les crédits d’éducation artistique et culturelle dont les conservatoires bénéficient déjà (environ 2 millions d’euros / an).

Cette nouvelle politique doit permettre d’accueillir plus de jeunes, d’origines sociales plus diverses notamment en élargissant les disciplines et les esthétiques et en poursuivant la modernisation des pédagogies, pour que les conservatoires soient toujours plus accessibles. Le ministère de la Culture et de la Communication conditionnera son aide à la modulation des tarifs.

L’enjeu est également d’assurer une meilleure couverture territoriale, en particulier dans les quartiers prioritaires. Le « plan conservatoires » permettra d’accompagner les conservatoires dont le projet comporte un volet ambitieux en faveur de la jeunesse, de la diversité artistique et culturelle, de l’irrigation culturelle des territoires et du développement des pratiques collectives.

L’année 2016 sera aussi l’occasion d’expérimenter une aide nouvelle en faveur des familles les plus modestes pour les aider à emprunter ou à acquérir un instrument de musique pour leurs enfants, cette dépense pouvant constituer un frein à l’entrée au conservatoire."

Vers une institutionnalisation des cultures urbaines ?

Le ministère de la Culture souhaite également permettre la reconnaissance des cultures urbaines, parmi lesquelles la danse hip hop. 

Plutôt que l'option intégration au sein des grandes disciplines existantes, en tant que courant esthétique au même titre que d'autres, il est ainsi proposé de créer des filières et des diplômes spécifiques reconnaissant les talents et la créativité de ces secteurs, mais également les métiers, au travers de la création d'un DNSP de danse hip--hop, à l'instar de ceux existants pour la danse classique, contemporaine ou jazz.

Une option qui peut interroger à l'heure où les frontières entre les différentes esthétiques tendent à s'estomper et où les professionnels cherchent à sortir de leur spécialité pour embrasser un spectre de plus en plus large.

"Le ministère de la Culture et de la Communication souhaite ainsi mieux accompagner les acteurs des cultures urbaines et reconnaître leur place entière dans les politiques culturelles.

Plusieurs actions ont ainsi d’ores et déjà été lancées par le ministère, notamment lors de la conclusion des Assises, le 10 juin 2015 :

• la création d’un diplôme national supérieur professionnel (DNSP) de danse hip-hop. Cette mesure très précise doit permettre la professionnalisation des danseurs dans le domaine des esthétiques de danse hip-hop ;
• le soutien à la réalisation d’oeuvres réalisées par des artistes de street-art dans le cadre de la commande publique à travers toute la France en 2015 et 2016 ;
• le soutien au développement du « Buzz Booster », dispositif dédié au repérage de jeunes talents du rap et à son articulation avec les dispositifs de professionnalisation soutenus par le ministère de la Culture et de la Communication tel que le FAIR."

Le fonds d'aide instrumental confirmé par Fleur Pellerin

Lors de l'examen du budget de la culture en commission élargie, le 2 novembre dernier, (cf. la ministre de la Culture a de nouveau évoqué un dispositif d'aide concernant les instruments de musique. Ce dispositif qui pourrait consister en l'abondement d'un fonds de manière paritaire entre Etat et collectivités et servir à l'acquisition de parcs instrumentaux dans les conservatoires.

Le dispositif n'est apparamment pas encore totalement arrêté. Mais FUSE se félicite à nouveau du fait que la question de l'instrument ait été identifiée comme un frein potentiel pour des raisons économiques. Espérons que cette prise de conscience permettra également d'identifier les freins à la pratique de certains instruments, dont la pratique se réduit en raison de leur coût élevé : harpe, basson, clavecin etc.

Et au delà de l'entrée dans l'apprentissage, se posera dans un 2ème temps, la question de l'inégalité de l'accès à des instruments de qualité en cohérence avec le parcours des élèves, notamment pour les élèves qui souhaiteraient se diriger vers une professionnalisation.

Ecouter la réponse de Fleur Pellerin le 2 novembre, l'intervention sur les conservatoires débute à 13 minutes et 35 secondes...




Mis à jour le 04/11/2015