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Table-ronde TMD : une filière du lycée indispensable
Lors du salon Musicora 2017 (28, 29 et 30 avril à La Villette à Paris), FUSE s'était lancé un défi de taille, en organisant les Premières Rencontres Nationales des classes TMD.

 

 

Pour le salon Musicora 2017 (28, 29 et 30 avril à La Villette à Paris), FUSE s'était lancé un défi de taille : organiser les premières Rencontres nationales des classes TMD.

Défi relevé avec l'accueil de plus de 120 lycéens accompagnés de leurs professeurs de Lille, Bordeaux, Lyon, Metz, Marseille et Paris. Quatre jours intenses, les jeunes ayant un planning chargé, entre temps de répétition pour les musiciens, master-classes au CND pour les danseurs, moments de représentation (petits ensembles sur les stands de Musicora, flash-mob devant La Villette, concert symphonique sous la direction de Claire Gibault), échanges et débats.

 

Une table-ronde pour confirmer l'importance de la filière TMD

Cette table-ronde publique, figurant à l'agenda de Musicora, devait nous permettre de répondre à deux interrogations : Quel avenir pour la filière TMD ? Comment créer les prémices d'un réseau national ? 

Après une introduction par Fanny Reyre Menard, présidente d'honneur de FUSE, à l'origine de ces rencontres, la parole a circulé librement entre professeurs de l'éducation nationale, responsables des conservatoires, élèves, anciens élèves et parents.

L'ensemble des élèves a fait part de sa satisfaction à être dans cette filière, de son bonheur à pouvoir allier à haut niveau, études générales et formation artistique. Le rythme proposé dans le cursus, l'accompagnement très personnalisé des élèves, la place importante laissée à la pratique artistique, ont été unanimement salués par les jeunes comme source de leur épanouissement.

Anciens élèves et parents ont souligné l'importance de disposer de cette filière afin que tous ces jeunes, qui envisagent au moment du lycée de se lancer dans une carrière dans le domaine artistique, disposent d'un bac, que beaucoup réussissent avec mention. En effet, un accent important a été mis sur la nécessité de préserver l'avenir, et de permettre grâce à ce sésame désormais quasiment universel, de pouvoir envisager des reconversions sereinement.

Face à la faible fréquentation de la filière dans certaines villes, les responsables des conservatoires ont rappelé leur rôle de sensibilisation et d'orientation des élèves, de conseil auprès des familles et de valorisation du cursus au sein des établissements d'enseignement artistique : partout où cet accompagnement est mené en harmonie avec les professeurs des lycées, les effectifs de TMD sont stables voire en progression.

Moderniser la filière TMD, une nécessité

Néanmoins, beaucoup de participants ont mentionné l'obsolescence de certains programmes, voire de l'organisation de cette filière entre matières générales et technologiques.

Beaucoup ont souligné l'absence d'actualisation des programmes scolaires, avec comme exemple le plus caricatural, des cours d'histoire mentionnant des pays qui n'existent plus désormais. Parallèlement, les musiciens de jazz ont regretté l'absence de prise en compte de cette esthétique dans les cours d'histoire de la musique.

Les échanges ont également mis en valeur le besoin des enseignants d'échanger plus régulièrement sur leurs pratiques, ou sur les modalités mises en oeuvre dans leurs établissements : dans certains établissements par exemple, la filière TMD n'existe qu'à partir de la classe de 1ère, les élèves faisant ce choix en fin de 2nde. Le traitement de l'option sciences ou philo au bac diffère également selon les établissements (les élèves continuant de suivre les deux matières ou non).

Enfin, les enseignants ont souligné la difficulté d'accueillir des élèves venant de zones géographiques très étendues : agglomération de Lyon, de Marseille... alors que tous les lycées ne disposent pas d'un internat. Certains parents craignent alors d'envoyer si loin leurs enfants ou alors avec des coûts financiers importants. Un professeur évoque la solution trouvée dans son établissement : conclure un partenariat avec un autre lycée de la ville qui dispose d'un internat. 

Outre la qualité du partage d'expériences, nous retiendrons de cette table-ronde la justesse de l'écoute des lycéens entre eux, chacun prenant en compte les spécialités des autres (danse, musique classique, jazz) et donc les spécificités de chaque parcours. 



Mis à jour le 22/05/2017