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L'éducation artistique, une priorité du nouveau ministre
Relancer un plan pour l'enseignement artistique, ouvrir le Centre national de la Musique aux collectivités, soutien à la création et au spectacle vivant, telles sont quelques unes des priorités évoquées par la ministre de la culture sur France Inter.

Aurélie Filippetti / lundi 21 mai (le7/9) sur France Inter - Morceaux choisis

La ministre de la Culture, Aurélie Filippetti, a déclaré lundi matin sur France Inter qu'elle n'était pas "dans une logique de calendrier mais dans une logique de redéfinition de la stratégie afin de redonner à la culture toute sa place au sein de la politique publique... le calendrier sera défini dans les jours et dans les semaines qui viennent. L'important est de dire que la culture est le patrimoine de tous les français."

Elle a rappelé les principaux engagements de François Hollande :

  • TVA sur le livre : retour à 5,5%
  • HADOPI : concertation sur l'acte 2 de l'exception culturelle. Il faut trouver un nouveau modèle ... 
  • CSA : réviser le fonctionnement  notamment sur la nomination des directeurs de l'audiovisuel public
  • RFI /France 24 : le déménagement pas inéluctable...RFI retrouvera sa mission notamment sur l'Afrique
  • Réfgime des intermittents  : les conventions UNEDIC arrivent à terme ; il faudra réouvrir les négociations avant fin 2013 et "être vigilant à préserver ce système qui contribue à soutenir la création française ( ...) La culture est aussi une richesse économique de notre pays.."

Vers un nouveau plan pour l'enseignement artistique ?

" le plan Lang-Tasca était exemplaire ... mais la droite au retour aux affaires avait annulé tous les effets positifs de ce plan. Donc avec Vincent Peillon nous travaillerons ensemble pour que de la maternelle jusqu'à l'université, tous les jeunes de France aient accès à des pratiques artistiques, à des rencontres avec des artistes, à des visites sur des lieux de création et d'exposition des oeuvres. Je pense " souligne la ministre, " que c'est nécessaire et indispensable dans la constitution des esprits citoyens et des esprits libres, mais c'est aussi un moyen de rattraper certains élèves "décrocheurs" -  on sait que, par la pratique théâtrale, on peut avoir un autre rapport au texte, à la langue française ; par l'éducation musicale très précoce, on permet aux enfants d'apprendre ensuite plus facilement la grammaire, les langues étrangères et même les  mathématiques. C'est indispensable, ce n'est pas un luxe réservé à quelques uns, c'est une liberté que l'on doit donner à tous en particulier dans les quartiers où les familles ne peuvent pas accompagner leurs enfants dans des démarches culturelles."

Budget de la culture : dégel des crédits

A. Filipetti a déclaré que "certains crédits du ministère de la Culture qui avaient été gelés sous le précédent gouvernement allaient être rapidement débloqués."

"Le précédent gouvernement avait fait des gels budgétaires en début d'année qui ont considérablement pénalisé non seulement les compagnies dramatiques mais aussi les centres chorégraphiques, les festivals, les orchestres", a déclaré la ministre. "Il faudra une politique budgétaire à la fois rigoureuse mais qui permette de redonner du souffle à tous ces organismes qui contribuent à la création, sinon ils seraient obligés de supprimer une partie de leur programmation avant la fin de l'année 2012 et ça serait une catastrophe" a-t-elle dit. 

La ministre a rappelé que pendant la campagne, M. Hollande avait annoncé que les crédits du ministère de la Culture seraient "sanctuarisés en volume, c'est-à-dire en tenant compte de l'inflation"."Il faudra voir à l'intérieur du ministère à redonner du souffle à toute la ligne de la création" qui a subi depuis cinq ans "une diminution de 7% de son budget", a-t-elle déclaré.

Réorienter le Centre national de la Musique

"Il peut être nécessaire qu'il y ait des lieux de réflexion et de concertation du spectacle musical. Il y a des problèmes de financement de ce CNM - aller chercher une partie du budget dans celui du CNC n'est pas ce qui le plus juste ou le plus cohérent - il y a des problèmes de gouvernance parce que les collectivités locales doivent être associées et un problème de concentration, l'industrie musicale étant elle-même extrêmement concentrée avec un groupe ultra dominant - il ne faudrait pas que le CNM accentue encore ces phénomènes de concentration. J'aimerais qu'il contribue - si le CNM devait être pérennisé - au soutien de la production indépendante. Enfin, j'ai constaté que tous les acteurs de la filière de la musique classique étaient extrêmement inquiets et n'avaient pas été associés au CNM, or la musique classique doit être absolument défendue, protégée, encouragée dans sa création et sa diffusion. Je veillerai à ce qiue la filière classique ne soit pas lésée." 

"Il faudra être lucide, courageux, mais aussi savoir où on veut aller, vers le soutien à la création, au spectacle vivant", a-t-elle conclu.




Mis à jour le 22/05/2012 - Article archivé