Polémique sur la pratique amateur: la réponse de la COFAC
Depuis l'automne les réunions de travail se succèdent au ministère de la culture pour la rédaction d'un article de loi décrivant de manière positive la pratique en amateur.Mais la semaine dernière, le Puy du Fou a décidé de mettre le feu aux poudres

 Enfin un article de loi sur la pratique en amateur

Une des grandes nouveautés de la LORCA ( loi d'orientation sur la création artistique) devrait être un article donnant une définition positive de l'amateur et lui permettant de sécuriser sa pratique. En effet, pour le moment faute de cadre réglementaire, la présomption de salariat est la règle absolue pour les spectacles ouvrant le champ à de possibles requalifications.

Mais mettre d'accord les représentants du monde professionnel très méfiant sur une possible  "concurrence déloyale" qui concourrait à fragiliser encore le monde du spectacle, les syndicats des employeurs, des salariés , les grandes fédérations représentant les praticiens amateurs qui ne partagent pas toute le même point de vue sur la question n'est pas un tâche facile.

Les négociations sont rudes mais de rencontre en rencontre le travail semble porter ces fruits et ouvrir la possibilité de mettre  d'accord les acteurs en présence sur la rédaction d'un texte même si la question des spectacles mélant amateurs et  professionnels reste épineuse.

Le Puy du Fou lance la polémique

Le Puy du Fou a été au départ un spectacle son et lumière entièrement porté par les bénévoles locaux  Les années sont passées, et la sympathique animation estivale est devenue une entreprise à but lucratif  proposant un spectacle  professionnel qui rencontre un vrai succès et qui a une place notable dans l'économie locale, avec un chiffre d'affaire dépassant les 50 millions d'euros et 1millions 740 visiteurs en 2013. 

Mais dans cette success story vendéenne portée par la famille de Villiers, il y a toujours des figurants bénévoles Et au delà des enjeux d'animation de la vie locale, on  peut  s'interroger sur la nature d'un bénévolat de ce type qui permet d'alimenter l'activité d'une société commerciale de manière régulière, année après année. Le mélange des genres est assez troublant.

Quelle mouche a  donc bien pu piquer le directeur juridique du Puy du Fou de faire publier dans le Figaro une tribune accusant le futur texte de mettre en danger la pratique en amateur? Cette tribune  qui propose une lecture très particulière et partisane des travaux en cours a immédiatement suscité une mise au point du ministère de la Culture.

La COFAC prend la parole

La coordination des fédérations et associations de culture et de communication ( dont fait partie FUSE)  qui  est constituée de 22 fédérations nationales représentant 40 000 associations sur l’ensemble du territoire (métropole et Dom-Tom), environ 150 000 bénévoles responsables et près de 3 millions d’adhérents. a fait paraitre un communiqué de presse vendredi dernier réaffirmant la nécessité de ce   texte de loi sécurisant la pratique en amateur.Il ne s'agit pas évidemment de donner son blanc-seing à n'importe quel texte à tout prix mais de combler correctement un grand vide juridique sur un sujet complexe..

.Cette fédération est là aussi pour nous rappeler que la pratique amateur  en France ce n'est pas quelques centaines de bénévoles en Vendée mais des millions de personnes sur tout le territoire .

Le communiqué de presse de la COFAC

 

 

 

 

 

 

 

 


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Mis à jour le 09/02/2014